Fonctionnement pompe à huile

Message :
le 13/05/2008 à 20:15
Suite à la fuite d'huile que j'ai eu ce WE, je suis redescendu des DD's très tranquillement pour éviter que la fuite ne s'intensifie et que la voiture prenne feu (l'huile tombant sur les collecteurs d'échappement).
J'ai donc fait 850 km avec un œil sur la route et l'autre fixé sur les indicateurs de pression et de température d'huile. Et j'ai constaté des choses que je n'arrive pas à m'expliquer.
En voiçi le détail :
Tout d'abord il faut savoir que l'huile n'arrivait sur les échappements que lors des accélérations, mais que à vitesse stabilisée tout semblait aller correctement.
Mon mano de température d'huile est gradué en chiffre ce qui fait que je connais la température à 5° près.
Le mano de pression d'huile va jusqu'à 10 bars.

- Départ de Aubigny moteur froid : pression 6 bars
- Tant que la température est inférieure à 80° : pression 6 bars.
- sur l'autoroute à 3600T/mn (110km/h)température comprise entre 90° et 95° : pression 4 bars
- dès que la nuit est tombée ainsi que la température extèrieure la température de l'huile est descendue à 85° et la pression est remontée à 5 bars.
- A chaque halte, de 20 à 30 minutes, la température de l'huile baissait et descendait en dessous de 80° et je me retrouvais avec 6 bars de pression
- en fin de parcours, j'ai même été obligé de monter à 4000 T/mn pour que l'huile atteigne 80° et donc que la pression retombe à 4 bars

Donc au final j'ai constaté que, tout en gardant le même régime moteur, plus la température montait plus la pression baissait . Ce que je n'arrive pas à comprendre c'est comment cette pression peut varier puisque la pompe est entrainée par le vilebrequin ?
Le thermostat (930 107 765 00) lui ne fait que "ouvrir" l'accès aux tuyaux de refroidissement situés dans l'aile AVD, mais dans tout circuit d'un quelconque liquide, théoriquement la pression est la même en tous points du circuit.

Par ailleurs, pourquoi la pression baisse au fur et à mesure que la température augmente .... alors que cela devrait être l'inverse (viscosité moins importante, besoin de refroidir pour rester dans les normes, ect ....) ?

Donc si une âme charitable voulait bien m'expliquer le pourquoi et surtout le comment de ces constatations, je lui en serait reconnaissant car je déteste ne pas comprendre.
le 13/05/2008 à 20:21
normal , l'huile en chauffant perd de sa viscosité ...

dès qu'elle refroidit , sa visco augmente et la pression aussi ..
le 13/05/2008 à 20:24
Salut Pollux

l'explication est que l'huile est plus fluide chaude que froide ... tout simplement .
le 13/05/2008 à 20:25
Merci à vous deux .... ya des jours franchement je me dis que je suis c*n à brouter de l'herbe ... ne pas avoir pensé que la viscosité pouvait déterminer la pression .....
Message édité le 13/05/2008
le 13/05/2008 à 20:33
Dixit pollux06Merci à vous deux .... ya des jours franchement je me dis que je suis c*n à brouter de l'herbe ... ne pas avoir pensé que la viscosité pouvait déterminer la pression .....
Message édité le 13/05/2008


Mais non Pollux, c'est juste un peu de fatigue
le 13/05/2008 à 20:54
les ravages du soleil de st trop
le 13/05/2008 à 20:54
Dixit pollux06Ce que je n'arrive pas à comprendre c'est comment cette pression peut varier puisque la pompe est entrainée par le vilebrequin ?


Je ne suis pas un expert en dynamique des fluides mais j'ai quelques connaissances.

Déjà j'ai les hypothèses suivantes :

- la viscosité de l'huile décroit avec la température
- l'huile est incompressible

La première hypothèse joue sur les frottements dans les canalisations d'huiles en fonction de la température. Plus l'huile est visqueuse, plus les frottements sont importants. Cette augmentation de viscosité entraine une augmentation de l'épaisseur de la 'couche limite', qui entraine une augmentation des pertes de charge ce qui ralenti l'huile. Bernouilli nous apprend que si le fluide ralenti sa pression augmente (effet venturi).

Petit aparté sur la couche limite : En fait la vitesse du fluide au voisinage immédiat d'une paroi est nulle même si le fluide a une vitesse par rapport à cette paroi. Il y a donc un gradient de vitesse jusqu'à la vitesse du fluide libre. Les différences de vitesses entre les couches de fluide entrainent des frottements entre celles-ci. Plus le fluide est visqueux, plus ces frottements sont importants, plus le gradient de vitesse est faible et donc plus la couche limite est épaisse.

Le fait que l'huile soit incompressible joue sur la variation de pression en fonction du régime moteur. De par cette propriété le débit de la pompe à huile est directement proportionnel à la vitesse de rotation de la pompe à huile et donc du vilebrequin. L'augmentation du débit entraine une augmentation de la vitesse du fluide. Cette augmentation de vitesse augmente les pertes de charge toujours par le phénomène de couche limite (dans ce cas le gradient est le même mais la différence entre la vitesse du fluide sur la paroi (=0) et le fluide libre est plis grande d'où une augmentation de l'épaisseur de cette couche). Par le même mécanisme que dans le cas précédent, la pression augmente.

Voila ! J'espère que j'ai pu t'apporter d'autres éléments de réponse.
le 13/05/2008 à 21:08
Dixit jihef
Dixit pollux06Ce que je n'arrive pas à comprendre c'est comment cette pression peut varier puisque la pompe est entrainée par le vilebrequin ?


Je ne suis pas un expert en dynamique des fluides mais j'ai quelques connaissances.

Déjà j'ai les hypothèses suivantes :

- la viscosité de l'huile décroit avec la température
- l'huile est incompressible

La première hypothèse joue sur les frottements dans les canalisations d'huiles en fonction de la température. Plus l'huile est visqueuse, plus les frottements sont importants. Cette augmentation de viscosité entraine une augmentation de l'épaisseur de la 'couche limite', qui entraine une augmentation des pertes de charge ce qui ralenti l'huile. Bernouilli nous apprend que si le fluide ralenti sa pression augmente (effet venturi).

Petit aparté sur la couche limite : En fait la vitesse du fluide au voisinage immédiat d'une paroi est nulle même si le fluide a une vitesse par rapport à cette paroi. Il y a donc un gradient de vitesse jusqu'à la vitesse du fluide libre. Les différences de vitesses entre les couches de fluide entrainent des frottements entre celles-ci. Plus le fluide est visqueux, plus ces frottements sont importants, plus le gradient de vitesse est faible et donc plus la couche limite est épaisse.

Le fait que l'huile soit incompressible joue sur la variation de pression en fonction du régime moteur. De par cette propriété le débit de la pompe à huile est directement proportionnel à la vitesse de rotation de la pompe à huile et donc du vilebrequin. L'augmentation du débit entraine une augmentation de la vitesse du fluide. Cette augmentation de vitesse augmente les pertes de charge toujours par le phénomène de couche limite (dans ce cas le gradient est le même mais la différence entre la vitesse du fluide sur la paroi (=0) et le fluide libre est plis grande d'où une augmentation de l'épaisseur de cette couche). Par le même mécanisme que dans le cas précédent, la pression augmente.

Voila ! J'espère que j'ai pu t'apporter d'autres éléments de réponse.


Moi je dis Môssieur !
le 13/05/2008 à 21:35
Merci jihef ... j'ai la réponse version scientifique à la soluce indiquée par Ptit Louis et Patrick.
le 13/05/2008 à 21:37
Hello


Jihef a tout dit mon polluxinouninouninet
Allez, t'as besoin d'un petit kawa pour te remettre les idées en place


Fanof
le 13/05/2008 à 21:52
Bonsoir,
C'est d'autant plus évident puisqu'on peut constater que la pression à froid, au démarrage, est la plus importante...
le 14/05/2008 à 07:30
Salut Je suis surpris , une question pareille de la part de notre pollux .

Qu'est ce qu'ils lui ont fait ingurgiter aux DD's , à moins que ce soit le changement d'air brutal .

.
le 14/05/2008 à 07:35
Charles,
pas la peine d'en rajouter une couche
le 14/05/2008 à 07:44
J'aime bien le taquinner le polluxinet.

Venant de ma part c'est purement de l'amitie , j'espere qu'il le ressent ainsi.



.
le 14/05/2008 à 09:30
eh oh .... ça va les ingénieurs en thermo-dynamique des fluides ... on peut pas être bon partout

Faut dire à ma décharge que j'ai passé 13h les yeux rivés sur les manos .... alors forcement ça engourdi un peu le cerveau

Charles ... t'inquiètes .... je t'aurais un jour ... je t'aurais
le 14/05/2008 à 10:00
il a eu froid notre pollux,on la fait venire au pole nord cette annee
le 14/05/2008 à 10:21
Exact meo ... seconde circonstance atténuante : j'ai passé 4j au delà du cercle polaire
le 14/05/2008 à 10:23
le comble, c'est qu'il est reparti tout bronzé ..tant il y avait du soleil
le 14/05/2008 à 10:27
Waaarrrfff

Le cercle polaire
Et comme dit par Bzh il est tout bronzé

Il est bien d'eul chud eul polluxinouninouninnet velu à raconter des tarabistoules pareilles
le 14/05/2008 à 10:28
Dixit pollux06Exact meo ... seconde circonstance atténuante : j'ai passé 4j au delà du cercle polaire



Je confirme : nous dans le Midi , en dessous de 24° , c'est la Sibérie
Message édité le 14/05/2008

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