Posté le : 13/06/2025 par doudi.
L’histoire commence sur une route nationale (la N59, une deux fois deux voies), vers Nancy, à proximité de Saint-Clément (Meurthe-et-Moselle).
Il fait beau et chaud, je roule pour rentrer à la maison.
Sans régulateur, et bien concentré sur ma route, je suis peut-être un peu au-dessus de la limite autorisée, mais si c’est le cas, ce n'est sans doute pas de beaucoup.
Quand je roule en Porsche, j’évite d’avoir une conduite agressive, je ne suis pas du genre à coller, ni à faire des appels de phares agressifs. Je ne dis pas que ça ne m’arrive jamais, mais autant que possible, j’évite.
Ce jour-là, un véhicule se trouve devant moi sur la voie de gauche, roulant clairement en dessous de la limitation. Je m’approche, reste quelque temps derrière, puis je finis par lui faire un petit appel de phare. Un seul.
Le type me répond par ce qui me semble être un doigt d’honneur, puis accélère pour se porter à la hauteur d’un autre véhicule circulant sur la voie de droite. Puis il ralentit afin de rester à la hauteur de cet autre usager, m’empêchant ainsi de les doubler.
Son manège dure un bon moment, au moins plusieurs kilomètres. La moutarde me monte lentement mais sûrement au nez, c’est vrai. Je commence à fulminer devant les provocations, et la colère gronde.
Comme chacun sait, elle n’est jamais bonne conseillère. Je peux le confirmer encore aujourd’hui…
Arrive une portion avec une bretelle d’entrée sur la nationale, en provenance de Saint-Clément (PK 7.8). J’agis sur un gros coup de colère : je déboite jusqu’à la voie d’accélération (bien évidemment déserte), et je double les deux autos par la droite. Je me remets sur la file de gauche, et, (mauvaise idée), je freine assez sèchement devant le type qui avait décidé de ma pourrir la vie.
Pourquoi je fais ça ? Je me le demande encore. Sans doute parce que mes parents le faisaient aux cons qui les emmerdaient de la sorte. Ou parce que je l’ai déjà vu faire. Ou simplement parce que, peu avant, en ville, en freinant brutalement pour éviter des animaux, une voiture qui me collait d’assez près a dû freiner fort également, s’est fait peur, et a ensuite gardé ses distances. Ou par esprit de vengeance ? Ou pour donner une leçon ? Peut-être un peu de tout ça à la fois, je n’en ai clairement pas conscience en tout cas au moment où j’agis.
Toujours est-il que le type freine également, je vois nettement sa voiture plonger, puis une fois que je relâche le frein, il le relâche aussi, mais il ré-accélère, et me percute légèrement.
Nous nous garons donc sur la bande d’arrêt d’urgence, au PK 7.4, assez large pour être assez éloignés de la circulation.
Pour moi, dans l’idée de faire le constat.
Mais pas pour lui, et je ne le comprendrai que plus tard, lorsqu’il sera déjà trop tard.
wb61 le 2025-06-13 :Je pense deviner la suite 😬
C'est courageux d'exposer les faits, il y a des blaireaux partout et de plus en plus, c'est devenu un sport national !
L'année dernière j'ai doublé les bleus en caisse banalisée , je conduisais la subaru de nuit , imparable, ils m'ont rattrapé et collé au derrière pour me pousser à la faute , je commençais à les distancer , et le Giro s'est allumé...
6TALF le 2025-06-13 :Je pense que ton récit, t'aidera à, sinon, digérer, ce plat, trop lourd sur le cœur, ou, au moins, à en chasser, ou en exulter, ses saveurs , bien nauséabondes
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Phil91 le 2025-06-14 :On aurait été beaucoup à faire comme toi dans ces circonstances. Ca change pas grand chose de le dire ... tu as du tomber sur un jaloux avec du pouvoir ... les pires. Bon courage Arnaud. Bises