Posté le : 14/09/2025 par lucky-sc.
Je rappelle mon avocat mais il est absent pour raisons familiales.. A son retour je décide de ne pas lui sauter tout de suite dessus vu qu’il s’est absenté subitement , il a dû accumuler du retard..
Les jours passent ... j’ai toujours une furieuse envie d’aller déposer plainte mais j’attends de voir avec mon avocat.
Début octobre ,lorsque je réussis à l’avoir , je lui explique la situation ( le fait que madame interroge son conjoint et que je ne trouve pas cela normal voire une preuve de leur mensonge ) Il essaie tant bien que mal de m’expliquer calmement qu’ à ses yeux cela ne constitue pas un élément de nature à me sortir de cette situation et il me conseille de ne pas déposer plainte, au moins , tant que je ne suis pas passé au tribunal car cela pourrait me porter préjudice.. .
oui je sais que cela va vous révolter comme moi mais à bien y réfléchir, quand vous savez comment ça fonctionne il a raison ! Porter plainte maintenant pourrait ‘’ chatouiller’’ le procureur et lui donner envie de ‘’charger’’ encore un peu plus..déjà que je crains qu’en tant que fonctionnaire de justice
on m’accorde ‘’ une attention toute particulière’’ , un traitement de faveur pour rester soft , … et le juge de penser que porter plainte c’est un peu comme de gueuler haut et fort.. ça ne sert à rien voire, ça peut cacher quelque chose et donc être totalement contre productif. Mon avocat en revanche, me suggère de contacter un organisme que je ne connaissais pas .. l’IGGN ! ( l’inspection des services de la gendarmerie) … je décide de suivre ses conseils dans leur
totalité. Je déposerai donc ma réclamation via internet, début octobre mais en le faisant je découvre que l’on peut aussi solliciter le défenseur des droits ce
que je fais dans la foulée… Il va bien falloir à un moment que l’on commence à m’écouter , que l’on m’entende !!!!
Je dénonce non seulement les mensonges des gendarmes dans leurs déclarations ( délibérés et ou par omission) mais j’alerte aussi l’IGGN sur le fait que je risque d’être condamné sur la base de déclarations mensongères de personnes assermentées. J’indique enfin le fait que leurs récits met en évidence le
fait qu’ils n’ont pas forcément respecté ‘’les bonnes pratiques d’usage et de sécurité’’ qui consiste :
- d’abord par ne faire qu’une voiture que quand la précédente est terminée .
- être deux sur une voiture , un qui procède au contrôle et l’autre qui surveille. Or leur récit trahit le fait qu’ils n’étaient que 3 et qu’ils auraient voulu contrôler une deuxième voiture ( moi ) en étant trois et alors que le contrôle d’une voiture était en cours ….ils avaient même indiqué avoir renoncé à me poursuivre pour ne pas laisser leur collègue seul avec l’autre automobiliste !
Je reste persuadé comme je l’ai dis à l’IGGN et à d’autres que pour qu’une société fonctionne il faut que les forces de l’ordre soient assermentées . Je comprends aussi que le procureur ne peut pas systématiquement mettre en doute les dires des gendarmes sinon il ne peut plus travailler.
Mais quand ceux-ci mentent éhontément, leur comportement doit être dénoncé , entendu, pris en compte et sanctionné au besoin ! Sinon il n’y
a plus rien à espérer de cette démocratie.
je reçois quelques minutes après un accusé réception et deux ou 3 jours après une réponse , comme quoi ma ‘’réclamation ‘’ a été transmise au colonel commandant en chef de toutes les gendarmeries de mon département…je comprends que rien ne sera fait par l’IGGN qui s’est ‘’contenté’’ de
transmettre à qui de droit en le laissant libre d’apprécier de la suite à donner à mon courrier. Je comprends entre les lignes que l ‘IGGN estime peut être qu’il est trop tôt pour intervenir dans la mesure où je ne suis pas encore passé au tribunal. Les jours passent et au bout de quelques jours, le défenseur des droits me
demande des précisions ce que je fais immédiatement.. J’ai le temps je ne travaille plus… le temps de cogiter aussi .
Bien qu’ayant accepté l’idée de ne pas terminer l’année vivant, je parviens étrangement à me poser la question de savoir si je dois passer les tests psychotechniques ainsi que la visite médicale pour récupérer mon permis, avant ou après mon passage au tribunal ? Légalement je le pourrais puisque la suspension prenait fin le 13 octobre mais si le juge me colle plus de 6 mois le 12 novembre ? Une torture morale de plus qui me rappelle que
tous ces emmerdes reposent sur des mensonges !! j’ai toujours la haine ! L’ironie du sort se rajoute à mon malheur.. fin août je découvre
que le médecin conseil demande à mon généraliste un complément d’info au premier document médical qu’il a reçu de lui me concernant. j’ai dû batailler avec mon médecin qui, sous le coup du secret médical, ne voulait donner plus d’infos qu’il n’en avait déjà donné au médecin conseil. Il accepta donc de
reformuler son attestation en se faisant plus précis dans le descriptif de mon état. Cela aura pour conséquence de retarder le passage de mon dossier en
commission et de voir ce dossier passer , triste ironie du sort, le même jour que mon passage au tribunal. Je peux vous garantir qu ‘à l’époque je ne voyais
pas de hasard là-dedans mais bien un acharnement du mauvais sort à mon égard. L’enjeu est important puisque si validé , ce statut me permettra de récupérer rétroactivement une partie de la deuxième moitié de mon salaire non versée depuis juillet . J’apprendrais quelques jours après mon passage au tribunal que le
statut de personne en longue maladie m’a été accordé. Bonne nouvelle très vite douchée par un gros bémol . En effet, les salaires de novembre et décembre étant déjà préparés, le traitement de ce statut ne sera pris en compte financièrement parlant que sur la paye de fin janvier. En attendant , je devrais
donc continuer à vivre avec la moitié de mon salaire ou à dilapider mes économies. Quand est-ce que _ça va s’arrêter ?Pas tout de suite !
Vu ma fonction et le fait que nous soyons sur une petite ville, le droit français permet de demander ce que l’on appelle ''le dépaysement'' à savoir que je sois jugé sur une autre ville pour que ce passage au tribunal soit plus discret et ne laisse pas de trace dans mon avenir personnel ou professionnel. Mon avocat a sondé le terrain , le procureur l’a informé qu’il s’opposerait à cette demande ne voyant pas en quoi mon passage au tribunal de ma ville pouvait me nuire. Et en y réfléchissant outre le fait que cela risquait de reporter mon jugement à plusieurs mois , je risquais aussi de voir mon dossier partir sur la ville où la procureure qui avait instruit mon dossier et décidé de me poursuivre, avait été mutée. Ce n’était pas, loin de là, une bonne idée et nous avons finalement décidé mon avocat et moi de renoncer à ce droit.