Posté le : 14/09/2025 par lucky-sc.
Le dossier n’est pas vide ! ..les gendarmes martèlent une version et moi je me contente de nier du début à la fin des 3 auditions. Mais rien dans l’enquête, ne viendra réellement soutenir les propos des gendarmes , rien ne viendra contredire ma version ou me mettre en porte à faux ! Rien ne viendra constituer un faisceau d’indices graves et concordants à mon encontre. Pourquoi ? Parce que les gendarmes mentent depuis le début et qu’ils n’ont pas cherché à établir de manière formelle le refus d’obtempérer , parce qu’ils ne peuvent pas trop approfondir dans leurs auditions , les miennes et celles des témoins , sous peine de ne pas retomber sur leurs pattes.. Rien ne se télescope, l’enquête n’est qu’un mille feuille, un empilement , une superposition de pv d’audition … Leur parole contre la mienne !
Ce n’est qu’une fois le choc amorti, et en se donnant la peine de lire et de relire attentivement qu’on peut mettre en avant des dizaines d’incohérences et d’absurdités. La question est maintenant de se dire comment le juge va percevoir les choses. Je suis connu au tribunal de par ma profession, je vous passe les
regards interloqués et les ‘’ ah mais on se connaît !’’ en passant les contrôles et le portique de détection.
Juste avant l’audience, mon avocat vient me voir pour me dire que la procureure ne demandera pas la saisie de mon véhicule . Je lui réponds que si elle en avait décidé autrement, les choses se seraient passées à ma façon ( Véhicule incendié à l’essence avec moi à l’intérieur), Il me demande de me calmer.. comment
pourrait on se calmer avec une telle hypothèse ? Depuis le début les gendarmes mentent et on voudrait en plus me saisir ma voiture ?!
Et puis au passage , j’ai un peu l’impression de me retrouver dans un pays où la démocratie est discutable, où les choses commencent à se discuter avant même que je sois entendu par le juge ! Étrange comme façon de procéder …
Quel est le but de cette confidence en coulisse ? Je ne le saurais jamais… J’avais appris par mon avocat , quelques jours avant l’audience que la juge était nouvellement arrivée ici . Cela signifiait pour moi qu’elle n’avait pas encore eu le temps de tisser des liens ou des anicroches avec la procureure . j’ai conscience que ce genre de facteur psychologique pourra étonner la personne étrangère au milieu judiciaire mais pour moi il représente l’infime espoir de voir un juge capable de rendre un jugement courageux , n’ayant pas peur, par son jugement de désavouer les forces de l’ordre et le procureur de la république dont je sais d’avance qu’il me fera la morale.
La juge me laissera le choix de répondre à ses questions ou de me laisser parler. Je lui réponds que l’un empêche pas l’autre.. Au final elle m’aura écouté du début à la fin sans jamais m’interrompre au point que je finisse moi-même par me dire de ne pas être trop long ou de ne pas donner l’impression de
‘’charger ‘’ les gendarmes ce qui pourrait être dévastateur en terme de conséquence . La procureure fait son boulot mais, sans argument sonnant et
trébuchant, le réquisitoire n’est pas brillant. Pire, il donne l’impression qu’ elle semble embarrassée par l’héritage d’un bébé mal né que sa collègue mutée lui a laissé et qu’ elle se fait fort de sauver les apparences sans en penser moins quant à l’indigence du dossier.
Mon avocat ne s’y trompe pas . Fort des observations que j’ai pu lui transmettre, de sa connaissance technique et de son éloquence d’avocat, il n’hésitera pas à
ridiculiser les charges qui pèsent contre moi et surtout la façon dont les gendarmes, sous les directives du parquet de l’époque, ont mené l’enquête. Il n’hésitera pas à dire au juge que l’enquête n’est ni faite ni à faire ! Ni plus ni moins..
intérieurement je jubile .. Je ne suis pas sorti d’affaire mais une petite claque donnée ça fait du bien ! Un autre avocat, présent pour une autre affaire,
se montrera clairement déconcerté et hilare en entendant l’exposé fait par mon avocat dans sa plaidoirie de certains éléments de mon dossier . La juge décidera de mettre sa décision en délibéré au 26 novembre. J’ y vois encore une manière sadique de me garder sous tension alors que mon avocat m’explique qu’au contraire cela sent la relaxe. En effet, il est toujours plus difficile, plus long et fastidieux d’argumenter une relaxe que d’argumenter une
condamnation quand les faits sont établis de manière certaine. Mon avocat ayant oublié de m’appeler le 26 , ce n’est qu’après l’avoir appelé le 27 novembre au matin que j’apprendrais que je suis relaxé. En plus de ne pas réaliser , je me refuse à baisser la garde car je sais que le procureur peut faire appel de la décision
de la juge dans les 10 jours qui suivent …
Le 6 décembre 2024 j’apprends que le parquet a décidé de ne pas faire appel et que ma relaxe est définitive ! Je suis soulagé mais pour moi ce n’est pas une victoire ! Ce n’est qu’une étape vers celle-ci car je n’oublie pas que j’ai enduré tout cela sur des déclarations parfaitement mensongères de 3 gendarmes.
pascaline le 2025-11-18 :Olala quelle histoire ! Depuis un certain temps,je déteste les gendarmes et les flics… Tu as bien fait de te battre.
doudi le 2026-01-16 :Et ben ! ça donne envie de dire : "tout ça pour ça ?".
Quand on voit l'incidence que ça a sur nos vies personnelles, ça fait quand même salement ch*** !
On se passerait bien de toutes ces merdes, et la justice a bien d'autres choses plus sérieuses à faire que des broutilles comme les notres.
Sale époque, quand même![]()
lucky-sc le 2026-01-16 :Oui en effet ! il m'est effectivement arrivé de faire la même observation ... Je ne pourrai pas faire de commentaire sur la justice parce que j'y travaille .Et j'attends aussi de voir ce que donnera ma plainte et mon recours administratif pour éventuellement faire un commentaire !
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