Posté le : 14/09/2025 par lucky-sc.
Je laisse passer les fêtes . Je commence à réaliser ce qui s’est passé et que je suis reconnu innocent par la justice. je réalise que je suis vivant et que je vais pouvoir re vivre... Mais il manque quelque chose.. l’histoire n’est pas terminée. Justice doit m’être rendue !Je dépose plainte début janvier 2025. Le capitaine de police enregistrera ma plainte sous le motif de faux en écriture publique par personne dépositaire de l’autorité publique.
j’ai aussi longtemps pensé qu’en ce bas monde je n’avais que les yeux pour pleurer concernant la suspension de permis que j’avais faite pour rien . Puis, au gré de mes rencontres et du récit que je faisais de ce que je venais de vivre, à force d’entendre cet entourage me répondre à ce sujet qu’il fallait que je demande une indemnisation, je décide de m’intéresser de plus près au sujet. Je finis par tomber sur le blog d’un avocat de Saint Nazaire fort intéressant et qui explique dans quelles conditions et comment on peut demander une indemnisation .
j’effectue donc la première étape à savoir de demander au préfet une indemnisation . N’ayant pas répondu dans les deux mois , son silence ayant valeur
de refus je suis légitime à porter l’affaire, via un avocat, au tribunal administratif dans les 2 mois à compter de la date d’expiration du délai supposé de réponse du préfet. Je saisis donc un avocat qui fin mai 2025 dépose un dossier au tribunal administratif. Assez vite il me sera proposé une médiation que je refuserai pour plusieurs raisons : D’abord parce qu’il faudrait rémunérer le médiateur ( eh oui encore de l’argent à avancer). Il me faudrait aussi ,comme expliqué dans le
courrier du tribunal administratif que mon avocat m’a transmis, que je fasse ,comme la partie adverse, des concessions . Enfin parce que cela me gêne aux entournures de devoir payer un médiateur pour éviter à l’état d’être condamné ! Faire des concessions sur mes demandes financières alors que dans le même
temps il n’y a pas eu de médiation pour me suspendre le permis , ça fait vraiment beaucoup à avaler.
A l’heure où j’écris ces lignes , je n’ai aucune nouvelle de ma plainte . Le préfet et le ministère de l’intérieur ont répondu au tribunal administratif au mémoire de mon avocat en prétextant que la relaxe a été prononcée au bénéfice du doute ( qui peut effectivement être un cas n’ouvrant pas droit à indemnisation) Il est également dit que rien ne prouve que mon arrêt maladie est en lien avec la suspension de mon permis et que fort de ces arguments , ma demande d’indemnisation n’est ni fondée ni recevable... Je fulmine.
Le 4 avril 2025 Je recevais une réponse du défenseur des droits. Une réponse qui ne mérite pas de commentaire ni d’observations de
ma part ici . Je ne me suis quand même pas gêné pour répondre à leur réponse sur un ton plutôt ironique. J’ai pu reprendre mon travail le 8 avril 2025 soit presque un an d’inactivité mais surtout de dépression , d’idées noires , de rage et plein d’autres sentiments encore. Aujourd’hui je suis encore en reconstruction , mais il ne se passe pas un jour sans que je ne pense à ce qui m’est arrivé et à ce que ma compagne à indirectement vécu et subit … Parce que j’attends toujours des nouvelles de ma plainte, parce que j’ai un recours en cours au tribunal administratif et surtout et parce que je n’en reviens toujours pas de ce que ces gendarmes ont été capables de faire ou plutôt d’inventer !
Ça me questionne autant que ça m’écoeure ! Justice ( honneur et respectabilité ) me seront rendus si ces gendarmes sont un jour reconnus coupables pas avant . La relaxe n’est que la moitié de ce qu’il doit me revenir.
doudi le 2026-01-16 :ah ouais. J'aurais sans doute du faire ça aussi, mais la partie judiciaire n'est malheureusement pas comparable, et j'avoue que je n'en ai pas trouvé le courage. Ni l'envie, au risque d'aller de nouveau au devant de désillusions...